FREAKS : la « bête » de Christophe Kayser

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Ed. CreateSpace, Jan. 2016, 333p., 12,99 €.

*Cette chronique ne contient aucun spoils

Résumé

Anna est une artiste-peintre, dont le talent la prédispose à une prestigieuse carrière. Sa vie est entièrement vouée à l’art graphique, au grand désarroi de son compagnon. Ce dernier, étouffé durant trop d’années par une relation à sens unique, décidera de se réorienter vers sa passion première. Cette trahison fera basculer la jeune femme dans une dimension dont elle ne soupçonnait pas l’existence… Nous ne sommes jamais complètement seuls dans notre tête, d’ailleurs, ce qui s’y trouve recèle de choses effrayantes qu’on ne comprend pas… Mais quelle sorte d’univers s’efforce d’intimider et de mettre en danger la vie d’une artiste à l’esprit déjà si fantasque ?! Au point de la perdre dans les méandres de son esprit confus et dépassé par les événements…


Avis personnel

Première partie

J’étais assez sceptique avant de commencer ce récit. Ce n’est pas tout à fait le genre qui retient mon attention dans les rayons de ma librairie préféré.

Au début, la première chose qui m’a frappé c’est l’écriture. Fluide, claire et efficace, elle vous absorbe et quand bien même vous voudriez décrocher c’est impossible. Le premier chapitre nous transporte dans l’ambiance du couple Anna-Daryl. Leur idylle est charmante et légèrement intrigante. Il ne se passe pas grand-chose. Je me questionne. Ou l’auteur veut-il  m’embarquer ?

J’ai eu la mauvaise impression que le personnage d’Anna m’agacerait rapidement mais l’auteur sait parfaitement pointer du doigt et donner à l’infini des informations tout en nous laissant un goût de trop peu. Je me suis retrouvée, à l’inverse, à ne vouloir être plus qu’Anna.

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Seconde partie

Au fur et à mesure de l’histoire, on entre dans les méandres de la pensée d’Anna. On s’identifie en tout point à elle, et on se jette corps et âmes dans l’histoire. J’ai apprécié  être  dans la peau de cette artiste peintre même si parfois c’était extrêmement glauque et sombre (c’est ce qui était BON).

La jalousie. La folie. On découvre l’étroitesse de ces deux mondes, séparé par un fil.

La perte et la folie installées, j’ai perdu mon souffle en lisant le chapitre VI (littéralement !). J’ai du mal à définir si c’était positif ou négatif vis-à-vis de ma lecture mais je n’avais qu’une envie c’était d’en finir avec l’intrigue (et ça, c’était vachement positif).

Dernière partie

J’ai dégusté. J’ai dévoré ce dernier chapitre pensant fermement tenir la solution. (Vous voyez ce moment en tant que lecteur/lectrice où l’on pense avoir tout compris). Je me suis prise une claque, j’en suis tombé de ma chaise et j’ai avalé les dernières lignes le dos au sol. J’ai tout simplement A-DO-RÉ.

Les mots s’emboitent parfaitement tel un puzzle. On ne se perd pas. On subit tout simplement la fougue de cette jeune artiste pour survivre.

J’aurais apprécié un début plus prenant. Moins difficile à assimiler. Mais la fin en valait la chandelle ! Je vous le recommande vivement.

Et comme bonus, Christophe Kayser nous offre à chaque début de chapitre une illustration des plus jolies réalisées par lui-même.

Note : 18/20 


Je vous dis d’avance à vendredi prochain pour une nouvelle chronique, en vous souhaitant de merveilleuses lectures.

Lectureusement.

#Wordspaperbook

 

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